22 septembre 2012

Suis-je trop vieille pour vous ?


Avant tout, je dois préciser que je fais partie de la génération X, que mes valeurs au travail se rapprochent davantage de celles de la génération Y, que j’ai une fille de la génération Z et que je me sens interpelée par la génération N, dit « neutre » en ce qui concerne l’auto dont elle n’est nullement accro. Ah oui, j'allais oublier, il y a moins de deux ans, j’étais encore un véritable dinosaure.

Plus sérieusement, je travaille depuis plus de dix ans dans le domaine des communications avec un passage d’une durée de cinq ans dans une agence de marketing expérientiel. Un univers que je considère bien connaître, mais qui me semble en ce moment un peu lointain tant il se trouve dans une phase de pleine transformation avec l’apogée des ultra médiatisés médias sociaux. Certes, il s'agit là d'une révolution extraordinaire dans un monde qui semble par conséquent de plus en plus petit.

Mais non, pourquoi pensez-vous ça ? Je n’ai absolument rien contre les médias sociaux ! Peut-être un peu plus contre le trop plein d’information, de discussions ou de débats autour de leur raison d’être. Mais, bonne joueuse que je suis, j'ai quand même sauté dans l’arène malgré mon statut de dinosaure; je suis ainsi présente sur Facebook et sur Linkedin, j’ai créé mon propre blogue et j’ai même ouvert un compte Twitter, celui-là qui me place face à de véritables défis, moi qui aime tant écrire.

Quand je dis écrire, je veux vraiment dire écrire.  Écrire des phrases et des mots, eux qui ont pourtant perdu du poids au fil des années pour atteindre l’apogée de leur minceur avec les réseaux sociaux. Avec une économie de mots, une économie de temps, une économie de processus, nos relations sont certes devenues plus faciles, plus efficaces, plus globales. Soi disant nouveaux modes de communication universelle, ceux-ci méritent-ils toutefois toute la place qu’on leur réserve dans nos sphères de communication ? Là est toute une question.

Mais ne perdons pas trop de temps à trouver la réponse, car le train est en marche puisqu'une expérience et une connaissance approfondies des réseaux sociaux font désormais partie des principales habilités que les employeurs recherchent en chaque candidat.

Alors, pour revenir à ma question-titre, à 45 ans et malgré mon expérience, suis-je condamnée à rater le train, alors que je suis coincée entre les baby-boomers bien assis aux postes clés et les plus jeunes de la génération Y, cette génération ultra branchée et ambitieuse ? Y a-t-il encore de la place pour une professionnelle comme moi qui croit en l’importance du poids des mots et de l’écrit réfléchi en termes de création ?

J’ose espérer que oui. Car je suis convaincue que les réseaux sociaux peuvent être une valeur ajoutée pour toute entreprise ou marque qui veut entretenir une relation durable avec ses clients. Tant et aussi longtemps qu’ils ne servent pas uniquement de faire-valoir et de gazouillis, mais plutôt de plateforme où l’écrit trouvera sa revanche sur la base d’un contenu étoffé et de qualité. Car il n’y a rien de pire que de parler pour ne rien dire, vous ne trouvez pas ?

2 commentaires:

  1. Ha ha, parler pour ne rien dire, n'est-ce pas un peu ce que vous faites dans cet article ? Blague à part, plusieurs individus de notre génération ont l'impression d'être tombés dans les "craques" du plancher ... Et nos enfants se sont juchés sur nos épaules pour voir l'avenir au loin...

    Et puis, vous qui êtes sur Facebook, comment se fait-il que vous n'ayiez pas encore répondu à mon message qui date de près d'une semaine ?

    Allez, dinosaure va !!!

    ;)

    M. Maillette

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  2. Ravie de voir que vous prenez le temps de lire des messages qui ne datent pas d'hier...

    Il est vrai que j'aime moi aussi parler pour ne rien dire, c'est ça « apporter son petit grain de sel » non ?

    Un message sur Facebook ? Croyez-moi, je ne l'ai pas reçu et pourtant, je consulte mon compte régulièrement. Si, si...

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