26 février 2012

Elle s'associe sur le papier de sa pub, mais...

De qui suis-je en train de parler ? Mais de notre chère Société de transport de Montréal (STM) bien sûr ! Et lorsque j'écris « chère », vous imaginez bien que ce n'est dans le sens de bien-aimée, même si je ne pourrais vivre sans elle...

Hier soir, j'ai participé comme des milliers de personnes à la Nuit blanche dans le cadre du Festival en lumière de Montréal. Avec deux amies, nous avons fait le tour de l'incontournable Quartier des spectacles, vu quelques instants la prestation de Bran Van 3000 et visité les expositions fort intéressantes de Valérie Blass, Ghada Amer et Wangechi Mutu au Musée d'art contemporain. Puis nous avons entrepris les 7 km de d'art contemporain de l'organisme Art souterrain. Dans des lieux qui m'étaient parfois inconnus malgré ma connaissance du Montréal souterrain, nous avons découvert des installations ou prestations de nombreux artistes aux démarches inspirantes, étonnantes ou, dans certains cas, déconcertantes. J'ai particulièrement aimé le numéro de Patricia Rivas et Zoe Bacchus dans leur « Tube », les petits bancs de Eduardo Aquino et Karen Shanski avec Adam Robinson ou encore l'installation surréaliste de Hélène Rochette conçue à partir de tuyaux d'arrosage. J'ai aussi découvert les multiples possibilités du cornouiller grâce au savoir faire du collectif Zoné vert. Bref, il y en avait pour tous les goûts.

Mais revenons à celle qui s'associe sans trop s'associer. Avec des jambes en coton et la tête pleine d'images, il était temps de rentrer à la maison. En prenant le métro. D'un air tout à fait innocent, je demande au préposé assis dans sa petite guérite « j'imagine que le métro est gratuit cette nuit ! ». Plus proche de l'ours que l'humain (une attitude assez commune chez la plupart de ses collègues), il me montre d'un geste lent une mini affiche où il était inscrit quelque chose du genre « Nuit blanche, tarif habituel ». Certainement fatigué de répondre toujours la même chose, le pauvre employé n'avait plus d'autre énergie que celle de guider le regard du client sur ce message concis et clair de la STM.

Eh oui, même dans le cadre d'un bel événement où gratuité rime avec bonne humeur, la STM ne déroge pas à ses règles pour participer à la fête. Tout comme le 31 décembre d'ailleurs, nuit de tous les dangers où l'on conseille aux fêtards de privilégier le transport en commun, celui-ci n'est pas gratuit. À l'inverse de la Société de transport de Laval. Surprise, j'avais demandé ce soir-là d'un air innocent (vous commencez à me connaître...) la raison pour laquelle Montréal ne prenait pas exemple sur sa voisine de la Rive-nord, on m'avait répondu très sèchement qu'il s'agissait de deux sociétés de transport complètement différentes.

Ah ben oui, c'est vrai. On peut se rendre à Laval en métro (et c'est tant mieux) avec le même billet mais quand il s'agit de prendre des décisions sensées, on est pas du même bord. Essayez donc ensuite de croire à une vision globale de développement et d'utilisation du transport collectif...

1 commentaire:

  1. Louise Sébastien2 mars 2012 à 15:48

    Ha ha ha ! Ça doit être le même employé du métro qui a refusé mon argent parce qu'il n'avait pas envie de compter des sous noirs. J'ai voulu payer mes billets avec un vingt dollars et des pièces de monnaie, dont 10 sous noirs, et Monsieur m'a dédaigneusement redonné les sous noirs en disant qu'il ne se donnerait pas la peine de les compter, que d'ailleurs il n'y avait même pas d'espace prévu pour les ranger ! Pour me démontrer qu'il avait raison, il a fouillé dans sa poubelle pour en retirer d'autres sous noirs et me les remettre. J'ai repris les sous et j'ai attendu mes billets, et il m'a réclamé dix sous ! Je lui ai dit que c'était tout ce que j'avais et je lui ai demandé si c'était légal de refuser une monnaie légitime... Il a fini par me donner mes billets. J'ai donc économisé dix sous. Sont fous !

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