31 octobre 2011

De quoi le Québec a-t-il besoin ?

Dans la foulée de la sortie du livre De quoi le Québec a-t-il besoin ? de Marie-France Bazzo & AL, je me suis posé la question, tout en sachant qu'il y a plusieurs pistes de réflexion.

Cependant, j'ai réussi à poser mon choix sur un volet : la peur. Je pense réellement que le Québec a besoin de se débarrasser de ses peurs. D'autant plus ces temps-ci où nous avons tous l'impression d'être arrivés à un point de non retour. Alors que le Québec d'aujourd'hui évolue dans un monde en pleine mouvance, il  n'ose pas avancer avec son temps. Peur de son ombre, peur des autres, peur de déplaire, peur de procéder à de grands bouleversements, etc.

Il faut dire que sur la place publique, le facteur peur est largement utilisé à toutes les sauces dans les discours politiques et les espaces de prise de parole. Tout n'est que recherche de capital de sympathie et de gestion d'image. Comment peut-on réfléchir et débattre raisonnablement ? Comment peut-on poser des gestes avec suffisamment de recul pour construire cette société que nous souhaitons fondée sur la responsabilité collective, l'économie solidaire et l'ouverture aux autres ?

Dans ce contexte, on le sait bien, agir dans la peur ou l'urgence est dangereux. Pensons à de désolantes prises de pouvoir rendues possibles car la peur avait investi le débat politique avec pour conséquence la prise de fâcheuses décisions par des peuples acculés au pied du mur... Il me vient automatiquement à l'esprit le cas d'Hitler et sa propagande malsaine dans une Allemagne affaiblie. Plus proche de nous, la France a failli se retrouver avec un président d'extrême droite en 2002 (Jean-Marie Le Pen) qui avait bâti son discours sur les dangers de l'immigration - à surveiller, sa fille Marine qui risque de faire les mêmes ravages dans les suffrages de 2012. On a eu aussi un Georges W. Bush qui s'est fait réélire en misant sur le choc post-traumatique des attentats du 11 septembre 2001.

Aussi, j'ose espérer un vent de changement - du frais, du propre, du neuf - avec, pourquoi pas, un groupe d'individus de différentes obédiences politiques et expériences de vie qui sauront réveiller au Québec l'espoir de lendemains plus doux. Et quand on voit ce qui se passe ailleurs, on est peut-être pas si loin... 


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