29 juillet 2011

Désenchantée

Vous arrive-t-il d'avoir un air qui vous trotte dans la tête pendant une heure, voire toute une journée ? Pour ma part, cela m'arrive souvent. Ainsi, mes amis qui m'accompagnaient lors de notre séjour au Congo se souviendront certainement du refrain avec lequel je leur ai cassé les oreilles pendant près de quinze jours : Et si ce soir, on dansait un dernier slow de Joe Dassin...

Ce matin, c'est Désenchantée de Mylène Farmer qui résonnait dans ma tête dès mon réveil. Allez savoir pourquoi ! En fait, si je le sais. Je suppose que c'est mon inconscient qui a parlé. Car, chers (chères) lecteurs (triches), une fois n'est pas coutume, je vais vous livrer un peu de ma vie et vous faire des confessions.

Je suis une femme (ça, vous l'aviez peut-être déjà deviné), j'ai 44 ans (aïe, ça y est, je l'ai dit) et je suis désenchantée. Habituée à filer à vive allure sur l'autoroute de la vie et avec une fâcheuse tendance à trop regarder le rétroviseur, je n'ai pas vu ce qui arrivait devant: un mur. Je l'ai frappé de plein fouet. Démotivation, épuisement, insécurité et solitude m'ont achevée. Certes, quand on se compare, on se console puisqu'il semble que je ne suis pas la seule à qui ça arrive. C'est peut-être un syndrome féminin, une question d'âge, de génération ou simplement d'époque.

Dans mon cas, j'ai pris la périlleuse décision de prendre une pause pour recharger mes batteries. Une période également propice à la réflexion nécessaire mais pas forcément évidente: comment retrouver le désir et l'énergie de s'investir ? Comment transformer en objectifs de vie ce que je perçois comme des rêves inaccessibles, aussi petits soient-ils ? Comment mieux profiter du moment présent ? Et surtout comment suivre le mouvement sans replonger dans cette course folle et continue ?

Tout un programme, n'est-ce pas ? J'en suis consciente mais j'avoue que cette stabilité forcée me permet enfin de prendre le temps de tenter de voir l'avenir. Même si je ne sais vraiment de quoi il sera fait. Ah, si seulement j'avais une boule de cristal...

1 commentaire:

  1. Ça s'appelle un ver d'oreille et la dernière fois que ça m'est arrivé, ça a duré des jours ! Là, je fais un effort conscient pour ne pas me rappeler la chanson, au cas où...

    Je trouve ton texte courageux. Et lucide. J'ai hâte d'être capable d'en faire autant.

    À bientôt !

    Louise

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