03 juillet 2011

Des parasites au Québec...

À l'approche des premiers amours, ma grand-mère paternelle n'arrêtait pas de me dire que si je «ramenais» un allemand, je serai bannie de la famille. Pour elle qui avait vécu les horreurs de la Deuxième guerre mondiale, cette idée lui été intolérable. Et je peux la comprendre. Issue des nouvelles générations pourtant bien renseignées sur ce triste volet de notre histoire, j'alimentais cependant des relations bien plus pacifiques et saines avec nos voisins allemands.

Tout ça pour dire que je pense qu'il ne faut jamais oublier l'Histoire mais qu'il faut aussi avancer avec son temps. Ainsi, je comprends tout à fait que l'on puisse être contre la monarchie (quoique dans certains pays, comme le Maroc, on aime bien plus le roi actuel que les politiciens avides d'un autre type de pouvoir). En Europe, la monarchie et l'aristocratie font partie de l'Histoire, et leurs représentants encore très nombreux, se manifestent lors d'événements prestigieux à travers l'Europe. Seuls ceux et celles que çela intéresse se tiennent au courant dans des magazines comme Gala ou Point de vue. Les autres - la majorité - s'en fout.

Ainsi, au Québec, de nombreux manifestants ont démontré leur opposition à la présence du jeune couple royal, le duc et la duchesse de Cambridge. Plus communément appelés William et Kate dans leur statut de « people ». Leur visite, qui est une formalité dans le jeu diplomatique qui régit les relations internationales, rappelle que la monarchie britannique est terriblement liée au destin du Québec.

D'ailleurs, j'en ai profité pour me remettre à jour sur ses faits saillants comme le passage à l'empire britannique en 1763 (au passage, à cette époque, la France a abandonné sa colonnie de Nouvelle-France pour choisir les Antilles...), l'Acte de Québec en 1774, l'Acte constitutionnel en 1791, la rébellion des Patriotes en 1837, sans oublier le samedi de la matraque en 1964.

Cependant, quand je vois les commentaires de ces opposants qui se sont manifestés à Montréal et à Québec et dont l'argument est souvent d'être restés figés dans l'histoire passée, je dois dire que je suis subjuguée par l'absence de rhétorique. « Ils volent l'argent du peuple », « on n'est plus au Moyen Âge », « Parasites ». Oui, et ? Peut-on argumenter un peu ?

Quand on a pas grand-chose à dire, il me semble qu'il vaut mieux se taire ou encore jouer le jeu de l'indifférence totale. Alors là, le message serait peut-être plus clair.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire