14 juin 2011

PPP pour Pas de Pagaille Pantoute

Je l'avoue en toute honnêteté, c'est seulement lors de l'inauguration officielle du nouveau pont de l'autoroute 25 que j'ai pris connaissance de son existence. Il faut dire que sa réalisation issue d'un PPP (partenariat public-privé) n'avait pas fait les manchettes puisqu'il a été finalisé dans les délais - et même plus tôt que prévu - et surtout sans dépassement de coûts.

Je suppose que cette inattention de ma part est peut-être due au fait qu'au Québec, ces dernières années, on est plus habitués à entendre parler de dérives financières dans le cadre de projets immobiliers et d'infrastructures. Rien que le fait de passer devant l'îlot voyageur me donne encore la nausée devant un tel désastre que nous, contribuables, devons réparer. Sans compter la triste histoire à rebondissements du futur CHUM.

Certes, le terme PPP en angoisse plus d'un. C'est pourquoi, j'ai décidé de le rebaptiser Pas de Pagaille Pantoute. La réalisation sans faille du pont de l'autoroute 25 vient démontrer qu'il n'y a pas que du mauvais dans une telle dynamique d'affaire. Surtout que nous n'avons plus le temps de tergiverser, de faire des rapports, des contre-rapports, des analyses, des contre-analyses que nous constatons souvent dans l'administration publique; toutes ces mesures qui gonflent forcément les honoraires de professionnels et surtout ralentissent les processus d'exécution. Le Québec doit sauter dans le train en marche pour s'adapter aux progrès mobiles de nos sociétés occidentales.

Alors, espérons que nous saurons nous appuyer sur le succès du pont de Laval pour transposer une saine gestion d'affaires dans la construction du pont Champlain, de l'échangeur Turcot ou du pont Mercier, laquelle ne doit pas prendre la forme d'un rafistolage comme on le fait pour nos routes, ni s'étaler sur une période de dix ans. À vous utilisateurs, qui faites vos prières à chaque fois que vous les empruntez, ajoutez-en une pour un beau miracle...

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